Observatoire des Nuisances Aériennes Bureau d’études des nuisances aériennes (Association loi 1901) 2, rue des Roblines 91310 LINAS Tel : 06.11.47.01.74 Fax : 01 69 01 70 52 - www.nuisances-aeriennes.com e-mail : jumboroger@aol.com |
Nous avions souhaité que la période électorale allant
jusqu’au printemps 2004 fasse l’objet d’un statu quo sur les
problèmes de trajectoires aériennes, tant il est vrai que les
nuisances qui en résultent ne sont ni de gauche ni de droite, mais au-dessus
des têtes des Franciliens.
Mais ce statu quo ne semble pas de mise et nous estimons donc nécessaire
de faire un point sur le dossier des trajectoires face à l’Est
d’Orly, qui devrait éviter de voir fleurir diverses rumeurs ou
tentatives de manipulation de l’opinion.
En supposant que les 250.000 créneaux maximum de décollage ou d’atterrissage soient utilisés, la moyenne quotidienne est de 342 décollages par jour. En période de pointe, ce sont environ 370 décollages, qui sont répartis comme suit :
• Vers l’Est : environ 50 avions/jour, allant vers l’Est de la France et l’Europe centrale. Ils n’ont d’autre alternative que de continuer vers l’Est et ne sont donc pas concernés par d’éventuelles modifications
• Vers le Sud : 280 avions/jour qui survolent la Seine et Marne, se dirigeant vers le Sud de la France (73% du total quotidien), dont une vingtaine d’avions à hélices et 4 gros porteurs allant vers Madagascar, l’ile Maurice ou la Réunion.
• Vers l’Ouest : 40 avions/jour, dont environ 6 avions à hélices, une vingtaine d’Airbus de type A 320 et une douzaine de gros porteurs/jour allant vers l’Atlantique. Ces gros porteurs sont en général bas, car souvent anciens et bien chargés (trafic Antilles). Ces départs survolent des zones très urbanisées.
Rappelons que le principe d’une étude pour améliorer la
situation des nuisances provoquées par ces départs fut décidé
par le Préfet de Région Ile de France le 2 octobre 2001 lors d’une
réunion de la CCE d’Orly (Commission Consultative de l’Environnement)
qui avait nommé un groupe de travail, sur la demande de certains élus.
Durant l’année 2002 se sont tenue 6 réunions de concertation
avec ADP au cours desquelles notre Bureau d’Etudes a joué un rôle
majeur, aux côtés des associations OYE 349 et C4A.
Le 7 novembre 2002, la CCE d’Orly s’est réunie et ADP y
a présenté les conclusions de ce groupe de travail, dans lequel
il apparaissait clairement des divergences de vues importantes entre ADP et
les associations Observatoire des Nuisances Aériennes et OYE 349, le
C4A s’étant retiré de ces négociations.
Lors de cette CCE, nous nous sommes opposés vigoureusement à la
position d’ADP qui proposait seulement le décalage de 1 mille nautique
(1852m) plus à l’est du point de virage après le décollage,
actuellement situé à 6,5 milles nautiques du décollage.
Ce décalage n’aboutirait qu’à remonter de 150m les
survols les plus nuisants des gros porteurs. Les arguments de sécurité
présentés par ADP pour refuser d’aller plus loin à
l’Est n’étaient pas crédibles à nos yeux, et
c’était aussi l’avis de contrôleurs aériens
chevronnés bien au fait de ce secteur de vol d’Orly. De plus, ADP
présentait des hauteurs de survols irréalistes, basées
sur des pentes théoriques de montée des
Boeing B 747, sans rapport avec les pentes réelles
publiées de ces avions, qui sont notablement plus faibles.
Lors de cette réunion, à la demande du Député Maire de Draveil Georges Tron, qui était retenu à l’Assemblée Nationale, nous avons présenté en son nom une demande d’étude d’une trajectoire qui amènerait les avions à passer par le Sud de Melun avant de revenir vers l’Ouest. Le Préfet Christian Dors, Secrétaire Général de la Région Ile de France, qui présidait cette CCE, constata cette divergence et décida du principe d’un renvoi à une autre étude.
Le 31 janvier 2003 eut lieu une réunion regroupant Georges Tron, les
techniciens d’ONA et la Direction des Opérations Aériennes
d’ADP. Il fut convenu que notre bureau d’études présenterait
une suggestion de trajectoire qui serait à étudier par ADP.
Par une lettre du 3 février 2003 adressée au Préfet de
Région Ile de France, des élus de l’Essonne et de la Seine
et Marne confirmaient leur demande d’une nouvelle étude en présence
des techniciens de l’Observatoire des Nuisances Aériennes (MM.
Tron-Député Maire de Draveil, Geoffroy-Député Maire
de Combs-la-Ville, Hochart-1er Vice Pdt du Conseil Général de
la Seine et Marne-Conseiller Général de Nemours, Jego-Député
Maire de Montereau, Mignon-Député Maire de Dammarie-les-Lys, Bernheim-Vice
Pdt du SAN-Maire de Vert St Denis)
Cette étude fut fournie par ONA le 21 février 2003. Voir
la carte ? Cliquez ici ![]()
Pour réaliser cette étude, conformément à notre doctrine constante, nous avons recherché un survol du moins de personnes possible et à l’altitude la plus élevée. Ceci aboutissait à deux trajectoires :
• Le point de virage était commun à ces deux trajectoires et décalé de 6,5 à 9 Nm après le décollage.
• L’une de ces trajectoires faisait passer les gros porteurs au Sud de Melun, comme cela nous avait été demandé par M. G. Tron, en survolant une zone relativement peu urbanisée. Ce projet nécessitait d’importantes et difficiles modifications des trajectoires existantes et nous avions conscience de la difficulté objective qui existerait à le mettre en œuvre.
• L’autre concernait les moyen-courriers et passait plus au sud que la trajectoire actuelle, en survolant également des zones moins urbanisées qu’actuellement lors des segments de vol les plus bas après le décollage. Cette trajectoire, qui fût appelée ultérieurement « N 104 », aboutissait à une disparition quasi complète des nuisances sonores des avions moyen-courriers sur les zones les plus urbanisées de la Seine et Marne et de l’Essonne.
Le 26 juin 2003, ADP nous convoqua à une réunion de présentation du résultat de l’étude faite de nos propositions. Il en ressortait les points clés suivants :
• La trajectoire envisagée pour les Gros-porteurs qui passerait par le sud de Melun aboutissait à une diminution sensible de l’exposition au bruit des populations, mais elle se révélait inapplicable pour des raisons de sécurité aérienne auxquelles nous souscrivions. Il en résultait notamment des espacements entre les trajectoires qui ne respectaient pas les normes de séparation internationales des avions dans les zones terminales des aéroports.
• Le déplacement du point de virage à 9 Nm au lieu de 6,5 n’entraînerait qu’une perte négligeable de capacité de l’aéroport et seulement lors des heures de pointe (35 départs au lieu de 37).
• Il existerait des risques d’interférence de trajectoire entre les Gros-porteurs se dirigeant vers l’Ouest de la France et certains départs de Villacoublay ou Toussus le Noble, aboutissant éventuellement à des plafonnements de courte durée. C’est exact, mais l’occurrence de ce genre de situation est suffisamment faible pour qu’on ne s’y attarde pas.
• L’allongement de la montée initiale dans l’axe de 6,5Nm actuellement à 9Nm rapprocherait les flux des départs d’Orly et de ceux de CDG. Selon ADP, « compte tenu des performances élevées des appareils moyen-courriers empruntant ces départs Sud, cette convergence avec les départs de CDG conduirait à un plafonnement des départs d’Orly vers le Sud peu compatible avec des trajectoires initiales communes très longues ».
| On notera qu’ADP ne contestait pas dans son analyse la faisabilité en termes de sécurité des vols, mais soulevait des problèmes de plafonnement. Cette occurrence est suffisamment faible pour qu’elle ne soit pas considérée comme un obstacle majeur à une prise en compte de nos propositions, dans la mesure où celles-ci aboutiraient à réduire notablement les nuisances aériennes des départs face à l’Est, ce qui est aussi le rôle d’ADP. |
Lors de la réunion du 26 juin, il fut convenu avec ADP que celle-ci poursuivrait l’étude de faisabilité, avec analyse du gain en nuisances sonores et en personnes survolées, avant de la soumettre à la CCE et à enquête publique. On éliminait la trajectoire des Gros Porteurs passant par le Sud de Melun, ceux-ci suivant le cheminement commun que nous avions proposé pour les avions moyen-courriers.
Compte tenu des éléments apportés par l’étude
d’ADP de nos propositions initiales, nous avons finalisé
un projet que nous avons présenté à M. Gilles de Robien,
Ministre des Transports, lors d’une réunion tenue le 1er juillet
à Yerres devant les élus de la Communauté du Val d’Yerres,
et qui a été transmis à ADP le 7 juillet.
Ce projet se présente comme figurant sur la carte en annexe jointe à
ce présent document :
• Abandon du projet de départ des Gros Porteurs par contournement de la ville de Melun par le Sud. Ces avions suivraient la trajectoire commune pour les sorties.
• Déplacement à 9 Nm du point de survol obligatoire situé actuellement à 6,5Nm
• Virage à ce point 9 Nm vers le cap vers le Sud-Est, de façon à prendre de l’altitude en survolant une zone forestière et peu urbanisée (cap 164°) en direction d’un nouveau point de survol obligatoire, matérialisé par radio sur les conduites de vol électroniques dont sont maintenant pourvus les avions.
• Début de virage à ce point, soit pour un retour vers l’Ouest (environ 40 avions par jour), ou le Sud-Est (environ 280 avions par jour)
Nous avons calculé les hauteurs de survol qui résulteraient de cette trajectoire suivant les types d’avions et nous demandions à ADP de les confirmer avec les données certifiées des constructeurs en fonction des masses au décollage.
Pour la présentation des résultats, nous demandions que les éléments suivants soient présentés :
• Le nombre des populations survolées, avant et après la modification, en retenant les pentes réelles possibles par les différents types d’avions.
• Chiffrer les hauteurs de survol (par rapport au sol et non pas au niveau de la mer) aux différents points.
• Tracer les cartes d’iso décibels 60-65-70 « Avant » - « Après » pour les moyens et les long-courriers.
Du fait d’un éloignement sur des zones relativement peu urbanisées
pour les phases les plus basses après le décollage, ce projet
aboutirait à une diminution importante du nombre de populations survolés
et du niveau de décibels qu’elles subiraient, tant sur la Seine
et Marne que l’Essonne.
Il en résulterait :
• Une disparition quasi-totale de la nuisance aérienne provoquée par les avions moyen-courriers d’Orly en départ face à l’Est sur les zones les plus urbanisées, puisque les avions y seraient à des altitudes largement supérieures à 3000m, (5600m sur Evry et 5000m au travers de Savigny le Temple).
• Un gain d’environ 1 000m de hauteur de survol pour les avions Gros Porteurs B-747 qui vont vers l’Ouest de la France et de 600m pour ces avions allant vers le sud de la France. Ces avions anciens doivent disparaître vers 2008 et les nouveaux modèles de B 747 passeraient la Seine à 3200m. En se plaçant au niveau de l’intérêt général et tout en respectant les données incontournables de sécurité des vols, il s’agirait donc d’un net progrès.
A la mi juillet, le Député G. Tron, accompagné du Pdt
d’Alerte Nuisances Aériennes rencontra les Directeurs de cabinet
du Ministre et du Secrétaire d’Etat aux Transport pour leur déclarer
qu’il ne souscrivait pas à la proposition d’ONA et demandait
que les avions aillent virer à 9Nm, pour revenir ensuite sur la trajectoire
actuelle.
Cette demande fut accueillie favorablement en réunion et confirmée
le 31 juillet, par une lettre du Ministre à G. Tron, en l’informant
qu’il mettait en étude sa suggestion « d’une
modification qui consiste à prolonger les avions, qui n’auraient
pas atteint une altitude suffisante, dans l’axe de piste jusqu’à
9 nautiques (16,7 km), avant de les autoriser à virer, et, pour ceux
qui se dirigent vers l’Atlantique Nord, de les raccorder à la procédure
actuelle à une altitude supérieure.
Cette phrase typique de la lourdeur administrative doit être décodée,
pour être intelligible pour les non techniciens.
a) Le terme « altitude suffisante » résulte de la mise en place des Volumes de Protection de l’environnement par un arrêté du 18 février 2003, qui définit des volumes dans lesquels les avions doivent se trouver dans les procédures de départ ou d’approche, sous peine de sanctions pécuniaires aux compagnies. La limite supérieure de ces volumes est fixée au niveau de vol 60, c'est-à-dire à 1700m sol pour Orly. Au-dessus de cette altitude, les avions sont libres d’évoluer.
| Si cette disposition « d’altitude suffisante
» était adoptée seuls les Gros Porteurs iraient tourner
à 9Nm , car n’ayant pas atteint les 1700m à cette distance.
Aucun moyen courrier n’irait tourner à 9 nautiques, parce qu’ils atteignent tous cette altitude de 1700m vers 7,5Nm au plus tard et leurs nuisances actuelles resteraient donc pratiquement intactes. Ces vols représentent 81% du trafic d’Orly. Il serait donc souhaitable d’imposer à TOUS les avions d’aller jusqu’à 9Nm, ce qui est faisable techniquement. |
b) Arrivé au point de virage à 9Nm, il faut distinguer deux flux, celui qui part vers le Sud-Est en survolant la Seine et Marne et celui qui revient vers l’Ouest en survolant l’Essonne :
Sur la Seine et Marne :
L’avantage d’un virage à 9Nm est de permettre de contourner la ville de Brie Comte Robert (25000 ha) par le Sud, au détriment du survol de Lésigny (8000 ha) et de diminuer notablement le nombre total de personnes survolées. Néanmoins cette trajectoire n’évite toujours pas Combs-la-Ville et Quincy-sous-Sénart. (en retour vers l’ouest), ni Moissy-Cramayel et Sénart (en cap vers le sud) . Les hauteurs de survol seraient seulement majorées de 200m pour les Gros Porteurs et de 400m pour les moyen-courriers se dirigeant vers le sud de la France.
Sur l’Essonne :
Le Ministre proposait de « raccorder les vols sur la trajectoire actuelle », pour ceux qui sortent vers l’Ouest de la France, ce qui ne pose pas de problème technique, et procurerait un gain de 400m pour les vols des B 747 anciens et de 900m pour les moyen-courriers, si ces derniers vont tourner à 9 Nm avant de revenir vers l’Ouest et de survoler l’Essonne
Le 5 septembre; G. Tron est invité chez le Ministre pour s’entendre
dire que la proposition allant jusqu’à 9Nm proposée le 31
juillet est caduque et que le virage ne peut se faire qu’à 7,5NM
!!
Le lendemain, le Secrétaire d’Etat l’informe par téléphone
que le Ministre a demandé à deux hauts fonctionnaires de l’Aviation
Civile de lui fournir un rapport technique sur ces départs face à
l’Est
Selon nos informations, ces deux fonctionnaires ont remis au Ministre un rapport
emboîtant le pas aux conclusions d’ADP sur un virage à 7,5Nm
comme seule modification. Mais quand on veut tuer son chien, on dit qu’il
a la rage et qui pourra croire que ces deux hommes du sérail de l’Aviation
Civile auraient pu produire autre chose ? Leurs seuls interlocuteurs furent
leurs collègues d’ADP, en ignorant ONA dont les spécialistes
ont pourtant une indéniable qualification dans l’Aviation Civile,
étayée par plusieurs dizaines d’années d’expérience
comme Commandant de Bord, Directeur de recherches à la SNECMA ou Contrôleur
aérien. D’autre part aucun élu de l’Essonne ou de
Seine et Marne ne fut consulté.
Les deux inspecteurs ont été éconduits par G. Tron lorsqu’ils
sont venus lui présenter le résultat de leurs analyses.
Selon certaines indiscrétions, il semblerait qu’ADP réfléchit
sérieusement sur la possibilité d’une trajectoire supplémentaire
au départ de Roissy, pour les avions allant vers le sud de la France.
Or la prolongation et le tracé suggéré par ONA à
partir de 9Nm d’Orly « interdirait » cette possibilité.
D’où ce revirement d’ADP à 7,5 Nm maximum. En refusant
la trajectoire ONA, certaines associations et certains élus font le jeu
d’ADP en lui permettant d’accroître la capacité de
Roissy et donc les nuisances. Ce refus « gèle » toute amélioration
future.
Le 14 novembre 2003, les Maires de cette communauté ont envoyé,
une lettre à M. le Ministre des Transports signée par M. Nicolas
Dupont-Aignan Pdt de la Communauté et Député Maire de Yerres,
Laurent Béteille Sénateur Maire de Brunoy, Richard Messina, Maire
de Boussy St Antoine et Vice Pdt du Conseil Général, Alain Girard,
Maire de Crosne, Daniel Besse, Maire de Quincy/Sénart, Christine Scelle
Maury, Maire d’Epinay/Sénart, faisant ressortir :
• Leur opposition à un virage de tous les avions avant qu’ils
aient atteints 9Nm.
• De relever de à 3000m la limite de hauteur des Volume de Protection
de l’Environnement, au lieu des 1700m actuels.
M. G. Tron fit état de nouvelles propositions d’amélioration
de la situation existante faites par le Ministre, qui permettraient de gagner
environ 350m de hauteur des survols.
G. Tron a fait le point de la situation et informé les participants de
son opposition à la trajectoire proposée par ONA, déclarée
dès le mois de juillet. De leur côté, les associations présentes
ont manifesté également leur refus de cette solution. De son côté,
ONA a déclaré que sa proposition était la seule qui pouvait
procurer une indéniable et très importante diminution des nuisances
sonores résultant des départs face à l’Est d’Orly.
Toutefois, le rôle de notre bureau d’étude n’est que
de proposition et la décision appartient aux élus politiques.
G. Tron a fait également état de la réception d’une
lettre du Ministre proposant une amélioration d’environ 350m des
hauteurs de survol, qui nécessite de recueillir l’avis de techniciens,
après quoi il réunira une réunion de synthèse dont
il espère un consensus à présenter au Ministre.
« Il n’y aura pas de nouvelles trajectoires d’atterrissage face à l’Est ou de décollage face à l’Ouest au-dessus de la Seine et Marne », ce qui indique un nouveau revirement politique dans cette affaire.
Sur ce sujet des départs face à l’Est d’Orly, la
proposition présentée par ONA satisfait l’intérêt
général tout en tenant compte des nécessités opérationnelles
et nous souhaitons évidemment être entendus.
La quasi-totalité des associations ont pour objet principal la défense
d’intérêts locaux et il est illusoire d’attendre d’elles
qu’elles souscrivent à un intérêt général
dont elles seraient les victimes. La devise générale est «
En aucun cas dans mon jardin » pour tous ceux qui pourraient être
concernés par des déplacements de trajectoire aériennes,
même si au global, les nuisances pouvaient être diminuées.
Quant aux élus locaux, Députés et Maires, s’ils ont
le courage de prendre des positions conformes à l’intérêt
général, ils courent un risque important de se voir sanctionnés
par leurs électeurs aux élections suivantes et il n’est
donc pas réaliste d’attendre de ces élus qu’ils aillent
au suicide électoral. Si on en restait là sur tous les problèmes
de vie en société qui se posent, il serait impossible de faire
évoluer quoi que ce soit dans le pays et cette paralysie conduirait à
la sclérose générale.
Quand nous avons exposé notre projet le 1er juillet 2003 devant le Ministre
des Transports, celui nous a déclaré ensuite « qu’il
nous faudrait recueillir un consensus et qu’il le voyait difficile ».
Nous pensons que ce consensus est impossible et c’est donc au Ministre
lui-même de trancher lorsqu’il y a conflit entre des intérêts
locaux et l’intérêt général, en obtenant d’ADP
que les préoccupations environnementales fassent partie intégrante
de la Circulation Aérienne.
Concrètement, au passage de la Seine, les hauteurs de survol seraient de :
|
Hauteurs de passage
de la Seine selon les trajectoires |
|||
| Type d’avions | Trajectoire Actuelle (virage 6,5 Nm) |
Virage à 9Nm+ trajectoire actuelle | Trajectoire ONA |
| Gros porteurs Anciens | 1500m | 2000m | 2400m |
| Gros Porteurs Modernes | 1700m | 2500m | 3200m |
| Moyen-courriers | 2900m | 3100m | 5600m |